Fermez les yeux et imaginez : du chocolat fondant qui s’unit à la noisette grillée dans une harmonie parfaite…
La gianduia, c’est ça : une pâte crémeuse née dans le Piémont, qui a conquis le monde entier. Pourtant, son histoire reste méconnue de beaucoup.
Aujourd’hui, partons ensemble à Turin découvrir comment un blocus napoléonien a donné naissance à l’une des créations les plus gourmandes de l’histoire !
L’histoire de la gianduia commence au début du XIXe siècle, et elle n’a rien de banal.
Pendant les guerres napoléoniennes, le blocus continental rend le cacao extrêmement rare et hors de prix en Europe. Les chocolatiers turinois, ingénieux et déterminés à continuer leur activité, cherchent désespérément une solution.
C’est alors qu’ils ont un éclair de génie : pourquoi ne pas mélanger le précieux cacao avec les noisettes locales ? Le Piémont produit les meilleures noisettes d’Italie, les fameuses “Tonda Gentile delle Langhe“, réputées pour leur arôme délicat et leur texture parfaite.
En grillant ces noisettes, en les broyant finement et en les associant au chocolat, ils créent quelque chose d’absolument révolutionnaire. La contrainte devient innovation, la pénurie se transforme en chef-d’œuvre…
Mais pourquoi “gianduia” ?
Ce nom chantant vient en réalité d’un personnage emblématique du Carnaval de Turin : Gianduia (ou Gianduja), un bonhomme jovial et gourmand qui porte un tricorne et adore le bon vin. Créé au XVIIIe siècle, ce personnage représente l’esprit piémontais : généreux, joyeux, amateur de bonnes choses.
En 1865, la maison Caffarel décide de donner officiellement ce nom à ses chocolats en forme de bateau renversé. Le succès est immédiat ! Les Turinois se précipitent pour goûter ces “gianduiotti” qui fondent en bouche et libèrent leurs arômes envoûtants.
Aujourd’hui encore, ces petits chocolats triangulaires dorés restent le symbole de Turin, et chaque maison possède sa recette jalousement gardée.
Mais qu’est-ce qui rend la gianduia si spéciale, par rapport aux autres pâtes de chocolat ?
Tout réside dans l’équilibre parfait entre les ingrédients et le processus de fabrication. La proportion idéale ? Environ 30 à 40% de noisettes pour 60 à 70% de chocolat, auxquels on ajoute du sucre et parfois un soupçon de vanille.
Les noisettes doivent être torréfiées avec précision pour révéler leurs arômes sans les brûler. Ensuite vient le broyage ultra-fin qui transforme le mélange en une pâte soyeuse, presque liquide. Cette texture crémeuse, c’est la signature de la gianduia !
Contrairement aux chocolats fourrés où la noisette reste un élément séparé, ici tout se fond en une seule matière onctueuse et homogène. C’est cette fusion totale qui crée une sensation unique en bouche, cette onctuosité incomparable qui fait littéralement fondre de plaisir.
Au fil des années, la renommée de la gianduia a largement dépassé les frontières du Piémont.
Cette préparation magique a inspiré d’innombrables créations dans le monde entier. Vous connaissez certainement des pâtes à tartiner célèbres qui s’en inspirent directement. Même si, soyons honnêtes, rien ne vaut l’authentique gianduia artisanale préparée selon les règles de l’art.
À Turin, les chocolatiers perpétuent fièrement cette tradition séculaire. Chaque boutique propose ses propres variations : gianduia au chocolat au lait, au chocolat noir, en tablettes, en praliné, en pâte à tartiner… Les possibilités sont infinies, mais toutes partagent cette base noble qui a fait ses preuves depuis 2 siècles.
Vous avez envie de gourmandise à l’italienne ? Venez découvrir les arômes renversants de la gianduia à La Tour de Pise !
Pas de raccourcis, pas de compromis sur la qualité : uniquement des noisettes Piémont IGP et du chocolat noble.
Venez découvrir ces trésors dans nos boutiques !
Rédigé par l’agence Fair | Validé par le gérant Romain BERTHO
Date de publication : 16 décembre 2025