Vous connaissez le limoncello, ce digestif ensoleillé qui clôture chaque repas dans le sud de l’Italie ? On a une excellente surprise pour vous : il a un cousin à l’orange !
À La Tour de Pise, on est tombés sous le charme de cette liqueur encore méconnue en France. Laissez-nous vous raconter tout ce qu’il faut savoir sur l’arancello !
L’arancello est une liqueur italienne obtenue par macération de zestes d’orange dans de l’alcool pur, puis dilution avec un sirop de sucre.
La recette reprend fidèlement le principe du limoncello (son célèbre cousin originaire de la côte amalfitaine) à un ingrédient près : l’orange remplace le citron.
Résultat : une liqueur d’un beau doré ambré, au parfum enveloppant d’agrumes, avec une douceur naturelle que le citron n’offre pas. L’arancello est moins acide, plus caressant en bouche, et sa note finale légèrement amère rappelle le zeste d’orange fraîche.
Un équilibre remarquable entre le sucré, le fruité et l’amertume… À tomber !
Si le limoncello est indissociable de la côte amalfitaine et de Sorrente, l’arancello, lui, est davantage ancré en Sicile et en Calabre, ces terres du sud de l’Italie où les orangers poussent à profusion.
On dit d’ailleurs que les meilleures oranges du monde (les fameuses oranges de Sicile à chair rouge) viennent de la plaine de Catane, au pied de l’Etna.
Comme beaucoup de liqueurs italiennes, l’arancello trouve ses racines dans la tradition familiale : chaque foyer avait sa recette, jalousement gardée, transmise de génération en génération.
Les légendes racontent qu’à l’époque, les femmes récupéraient les zestes après avoir pressé les oranges et les faisaient macérer dans l’alcool de la maison. Rien ne se perd, tout se transforme !
La recette de l’arancello artisanal est d’une simplicité désarmante, pour peu que vous ayez suffisamment de patience. Le secret réside avant tout dans la qualité des oranges : choisissez impérativement des oranges bio, non traitées, car c’est le zeste que l’on utilise. Pour des raisons évidentes, la peau qui ne doit porter aucun résidu de pesticide.
Prélevez les zestes en évitant soigneusement la partie blanche (le « blanc » est amer et gâcherait la liqueur), faites-les macérer dans de l’alcool pur à 95° pendant une semaine minimum.
Préparez ensuite un sirop de sucre que vous mélangez à la macération filtrée. Il ne reste qu’à embouteiller et à patienter quelques semaines supplémentaires avant de déguster. Bien frais, c’est encore meilleur !
L’arancello se sert très frais, presque glacé, dans de petits verres à liqueur sortis du congélateur. C’est le digestif idéal en fin de repas, pour terminer sur une note fruitée et légère.
Mais l’arancello ne se limite pas au digestif ! Il trouve parfaitement sa place dans des cocktails estivaux : allongé de prosecco pour une version pétillante et festive, mélangé à du tonic et de la glace pour un apéritif original, ou encore utilisé en cuisine pour parfumer des crêpes, des tiramisus à l’orange ou des marinades pour volaille. Sa polyvalence est l’une de ses grandes forces.
Il s’accorde naturellement avec les desserts à base d’agrumes, de chocolat noir ou d’amandes : autant de saveurs qui font écho à sa Sicile natale.
À La Tour de Pise, on adore cette philosophie artisanale qui met le produit brut à l’honneur.
Alors, bien entendu, dans notre épicerie fine, nous sélectionnons des arancellos artisanaux venus directement de Sicile et de Calabre, préparés selon les méthodes traditionnelles avec des oranges non traitées. Les amateurs de limoncello qui souhaitent explorer de nouvelles saveurs n’ont qu’à bien se tenir !
Rédigé par l’agence Fair | Validé par le gérant Romain BERTHO
Date de publication : 30 avril 2026